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L’OSTÉOPOROSE, UNE MALADIE DES OS SOUS-ESTIMÉE !

osteoporose


Tout le monde redoute de vieillir. Alors, dès la cinquantaine, on s’offre un grand bilan santé. Prélèvement sanguin pour surveiller le cholestérol, contrôle de la pression artérielle, tests visuels et auditifs, électrocardiogramme…
Mais contrôler l’état de ses os, qui parmi vous y a déjà pensé ?

Chacun met régulièrement à son agenda des examens buccodentaires et gynécologiques, des séances chez un psy, voire un entretien avec un diététicien ou, en vieillissant, un test de la mémoire, mais l’ostéoporose ? Qui pense aller chez le médecin – quel médecin, d’ailleurs ? – pour un check-up du squelette et des os ? Or, avec l’âge – on connaît le refrain –, on note une réduction de la densité osseuse et une altération de l’architecture des os. Des os qui deviennent moins denses, plus poreux, plus fragiles. Mais, et c’est là tout le paradoxe de la maladie, on ne souffre pas d’ostéoporose, on « n’a pas mal aux os », alors on n’y pense pas, on ne va pas chez le médecin puisque le mal est insidieux, jusqu’au jour où cette fragilisation osseuse irréversible fait des dégâts : des fractures notamment au niveau du poignet, des vertèbres et du col fémoral, qui vont se révéler quant à elles extrêmement douloureuses.

Qui est touché ?

C’est injuste mais c’est ainsi : la femme dès… 50 ans et l’homme dès… 70 ans seront inévitablement confrontés à une diminution quantitative et qualitative de l’os. Les chiffres donnent même le vertige : en Belgique, 1 femme sur 3 âgée de 65 ans en est atteinte ; 1 femme sur 3 âgée de 50 ans et  1 homme  sur 5 risquent une fracture osseuse due à l’ostéoporose ; dans le monde, l’ostéoporose est responsable d’une fracture tou-tes les 20 secondes ; chaque année, environ 15 000 Belges subissent une fracture de la hanche – près de 25 % des femmes et 35 % des hommes vont décéder dans l’année qui suit l’événement. Un tableau pour le moins alarmant !

La faute à quoi ?

Pêle-mêle : la ménopause, les antécédents familiaux d’ostéoporose, la sédentarité, des blessures aux articulations, l’obésité, des jambes arquées, la cortisone, l’excès d’alcool, le tabagisme, une carence en calcium et vitamine D, etc., mais avant toute chose, c’est… l’âge qui est responsable de l’altération de l’architecture des os ! Eh oui, dès 25 ans, on perd 1% d’os chaque année – faites le calcul ! Faut-il pour autant être fataliste ? Non ! Il y a en effet des moyens pour lutter contre l’ostéoporose. Reste à sensibiliser les femmes (surtout) et les hommes à cette maladie qui est devenue un véritable problème de santé publique.

Que faire pour renforcer son capital osseux ?

Dès la puberté, on se bouge les fesses – c’est en effet à cet âge que le capital osseux se forme !

A l’âge adulte, on continuera à pratiquer un sport régulier pour renforcer les muscles. Autant le savoir : les os des sportifs sont 20 % plus denses que ceux des sédentaires. Choisissez de préférence un sport centré sur l’effort musculaire plutôt que sur l’effort cardiovasculaire.

Quels sont les bons  sports pour lutter contre l’ostéoporose ? On vous conseille chaudement 30 minutes de marche par jour en alternance avec un jogging léger, sans forcer ! La nage, les activités gymniques de renforcement musculaire (des avant-bras, du bassin, du dos avec des extenseurs), le tai-chi et la danse de salon (deux activités qui améliorent l’équilibre et sont recommandées pour réduire les chutes chez les personnes âgées) ont également démontré leur efficacité. Mais attention, pas d’excès – il ne faudrait pas qu’aux microfissures des os s’ajoutent des fractures de fatigue !

Ensuite, on augmentera son capital osseux grâce à un supplément en calcium (pour éviter que les os ne deviennent trop poreux) et en vitamine D (pour réduire la perte du capital osseux, la vitamine D participe en effet à l’assimilation du calcium dans les os). L’idéal ? Une préparation combinée de calcium et de vitamine D. Que ce traitement de première intention ne vous éloigne cependant pas de l’essentiel : faire dépister son ostéoporose !

Un bilan osseux, pensez-y !

Le mot est un peu barbare, on vous le concède : l’ostéodensitométrie ou densiométrie osseuse est un examen radiologique réalisé par le service de rhumatologie de votre clinique (après consultation chez votre médecin généraliste), d’une petite vingtaine de minutes et qui va déterminer la densité minérale des os et signaler la valeur de la perte de masse osseuse : normale, légère ou marquée, ce dernier résultat étant le signe d’une ostéoporose à traiter.  L’examen, parfaitement indolore, est réalisé le plus souvent au niveau de la hanche, de l’avant-bras ou de la colonne vertébrale. Il est remboursé intégralement par l’assurance à raison d’un examen tous les cinq ans pour les femmes de plus de 65 ans avec des antécédents familiaux d'ostéoporose et pour tous ceux, quels que soient leur âge et leur sexe, qui présentent certains facteurs de risque (consultez à ce propos votre assurance). Sachez enfin qu’il existe des traitements médicamenteux qui ont clairement démontré leur efficacité en termes de prévention primaire ou secondaire des risques fracturaires. N’hésitez donc pas à anticiper le plus tôt possible les risques d’avoir des fractures d’origine ostéoporotique.