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MIEUX CONNAÎTRE L'AROMATHÉRAPIE

31 janvier 2018
Allergies - la désensibilisation aux allergies

L’aromathérapie utilise des extraits de certaines plantes, que l’on appelle des Huiles Essentielles (ou H.E.) et a pour objet de renforcer et stimuler les systèmes de défenses naturelles présent dans chaque organisme.

Qu'est-ce qu'une huile essentielle?

C'est une substance odorante volatile produite par certaines plantes et pouvant être extraite sous forme de liquide. Bien qu'on les appelle huiles, ces substances ne contiennent aucun corps gras : une goutte déposée sur un papier s'évaporera sans laisser de trace contrairement à une huile végétale.

L’extraction  se fait surtout selon trois procédés :

  • pression à froid, pour certaines plantes, comme l'orange, dont l'écorce renferme de l'huile essentielle;
  • extraction par solvant, dont le dioxyde de carbone, surtout pour les fleurs fragiles;
  • distillation à la vapeur, un procédé inventé au XIe siècle et le plus utilisé aujourd'hui.

L'extraction des huiles essentielles est coûteuse, surtout à cause de la très grande quantité de matière première requise : il faut compter environ 35 kg de plantes, en moyenne, pour obtenir un litre d'huile essentielle; et c'est bien davantage dans le cas de certaines plantes comme la rose. D'où les prix élevés des véritables huiles essentielles. Car il existe aussi des huiles synthétiques, qui conviennent à la parfumerie, mais pas à l'aromathérapie.

Des composés chimiques complexes

Une huile essentielle peut renfermer jusqu'à des centaines de sortes de molécules, chacune ayant des propriétés particulières (antiseptique, bactéricide, immunostimulante, décongestionnante, etc.). Les scientifiques regroupent ces molécules en plusieurs chémotypes ou « familles biochimiques » - cétones, esters, coumarines, phénols, monoterpénols, etc. -, en fonction de la similarité de leur propriété

Ces  différentes molécules travaillent en synergie, ce qui explique la polyvalence des huiles essentielles et leur vaste spectre d'action. Une fois que l'on connaît les propriétés des chémotypes ainsi que leur concentration dans une huile essentielle, on peut déterminer quels seront les effets de celle-ci, bienfaisants ou dangereux.

Enfin, il faut savoir qu'une même plante peut inclure diverses espèces, dont chacune possédera des chémotypes différents. La lavande (Lavandula), par exemple, compte plusieurs espèces dont les officinalis, les stoechas et les latifolia; c'est donc le nom latin complet qui nous permet de savoir de quelle plante exacte il s'agit. Le lieu de culture (climat, altitude, composition du sol) peut aussi influencer la composition chimique d'une plante.

Modes d'utilisation

Comme les huiles essentielles sont composées de molécules volatiles, elles pénètrent facilement les tissus humains, qu'on les ingère, les applique sur la peau ou les respire. Le choix de la voie d'absorption dépendra tant de l'effet visé que de la nature de l'huile, puisque certaines ne conviennent pas à un usage interne ou cutané.

Voie interne :

Comme les huiles essentielles sont irritantes pour les muqueuses, on les mélange généralement à du miel ou du yogourt ou une huile (elles ne se diluent pas dans l'eau). On trouve aussi sur le marché des préparations (avec alcool), des oléocapsules (avec une base d'huile végétale) ainsi que des formules en capsules et en suppositoires.

Voie externe :

L'huile se diffuse dans l'organisme à travers la peau; on la mêle à une huile de massage ou à un onguent.

Voie aérienne :

L'huile diffusée dans l'air est absorbée par les voies respiratoires; les diffuseurs électriques à soufflerie permettent une nébulisation des huiles et une diffusion dans un espace assez vaste; c'est la meilleure méthode pour un usage thérapeutique par voie aérienne.

Précautions

Les Huiles Essentielles sont des produits à utiliser avec précautions et peuvent se révéler être des produits très dangereux lorsqu’utilisés de façon intempestive. Elles sont en effet très concentrées en éléments chimiques actifs dont certains sont agressifs ou allergènes pour la peau et les muqueuses, et dont d'autres peuvent être toxiques à forte dose ou sur une longue période. En ce qui concerne l'usage interne, il faut savoir que certains chémotypes, comme les cétones, sont des poisons et ne doivent jamais être absorbés. Les huiles essentielles ne doivent pas, en principe, être ingérées pures. Comme pour tout médicament, il importe de bien se conformer aux recommandations d'utilisation. En cas de doute, n'hésitez pas à consulter un aromathérapeute qualifié.
 

Quelques utilisations d’huiles essentielles en hiver :

  • Eucalyptus Radiata (voie externe ou nébulisation ) : refroidissements.
  • Eucalyptus Globulus ( voie externe) : bronchite.
  • Thymus Vulgaris (voie orale) : bronchite.
  • Ravintsara (voie externe, ou orale) : grippe, infections virales.

LA PRESCRIPTION ÉLECTRONIQUE

01 mars 2017
Allergies - la désensibilisation aux allergies

Vous avez probablement constaté lors de votre dernière visite chez le médecin de famille que la mise en page de votre « prescription » avait été entièrement modifiée.

Qu’y a-t-il de nouveau ?

Dès le 1er janvier 2018, seule la prescription électronique sera encore valable en pharmacie, à quelques exceptions près. 2017 est une année de transition, pour permettre aux médecins de famille comme aux spécialistes d’implémenter le nouveau système de prescription.
À partir du 1er janvier 2017, le médecin qui prescrit des médicaments électroniquement remettra uniquement au patient un «  preuve de prescription électronique » comportant un code-barres. Le pharmacien scannera le code-barres et pourra ainsi récupérer la prescription électronique de la plate-forme E-Health.

Comment ça marche ?

1. Chez le médecin (de famille)

Le médecin (de famille) prescripteur ouvre sur son ordinateur une session de communication et se connecte par liaison sécurisée à la « plate-forme E-Health ».
Lors de la création d’une nouvelle prescription électronique, il commence par identifier le patient (H/F) par son eID (carte d’identité). Le médecin ajoute les médicaments et/ou autres produits pharmaceutiques courants. Les préparations magistrales et autres produits peuvent aussi être ajoutés sur la prescription.
Dès que le médecin a terminé d’ajouter tous les produits sur la prescription, une pression sur le bouton suffit pour envoyer celle-ci au « Recip-e » (= serveur central).
Recip-e crée dans la seconde un numéro d’identification (Recip-e ID, appelé en abrégé « code RID »). Le médecin remet au patient un « reçu de prescription électronique » en papier, mentionnant le RID sous forme de code-barres dans le haut de celui-ci. Ce document imprimé sert de pense-bête au patient. Le patient doit présenter au pharmacien ce reçu au moment où il achète ses médicaments.
Vous trouverez ci-dessous un exemple de ROE (Reçu de prescription électronique).

Attention : Les médecins de famille, et en particulier les spécialistes, ne prescrivent pas encore tous électroniquement. Il se peut que vous receviez encore chez ceux-ci une prescription classique sur papier qui reste valable chez le pharmacien.

Tous les processus de communication au sein du nouveau système de prescription (Recip-e) sont 100 % sécurisés.

Prescription

2. À la pharmacie :


Lorsqu’un patient présente une prescription comportant un RID (code-barres dans le haut), le pharmacien scanne ce RID à l’aide de son lecteur de code-barres. Par le biais d’une liaison à la plate-forme eHealth, son logiciel envoie une demande à la base de données de Recip-e, puis la prescription s’affiche sur son écran d’ordinateur.
 
Si le médecin ajoute manuellement sur le reçu des médicaments remboursés, le pharmacien ne pourra pas en tenir compte. En revanche, le médecin peut encore prescrire sur le ROE (Reçu de prescription électronique) des médicaments OTC (en vente libre) ou des compléments alimentaires.

Si la prescription comporte un médicament remboursé, la couverture de l’assuré est contrôlée automatiquement. C'est possible grâce à la collaboration de Recip-e avec la plate-forme MyCareNet des mutuelles qui communique la couverture de l’assuré en ligne.
Une fois le médicament fourni par le pharmacien, la prescription est définitivement supprimée du serveur Recip-e. La pharmacie archive aussi électroniquement la prescription exécutée.

 

3. Pour le patient :

Les patients auront bientôt accès, par un portail Web, à leurs prescriptions électroniques et ils pourront les voir. Ces prescriptions doivent être gérées, au même titre que les prescriptions en papier, par le patient lui-même. Il peut les présenter à un pharmacien de son choix pour acheter ses médicaments. Les prescriptions non rentrées peuvent être consultées et peuvent éventuellement être supprimées du système

 

4. Dans l’avenir :

À partir du 1er janvier 2018, seule la prescription électronique sera encore valable. La prescription électronique devient la règle, la prescription en papier reste également possible dans les cas d’urgence. Le reçu papier disparaîtra aussi progressivement et le scannage du code-barres sera remplacé par une lecture de la carte eID.
Le prescripteur pourra encore utiliser le papier si le patient le souhaite, mais, dans ce cas, plutôt pour lui donner des informations explicatives et utiles sur l’usage correct de ses médicaments.

Dépistage du cancer colorectal, faites le à partir de 50 ans !

15 mars 2016
Allergies - la désensibilisation aux allergies

En 2012, plus de 9000 cas de cancer intestinal ont été enregistrés,  tout âge et tout sexe confondu.
Il faut savoir que le cancer  de l’intestin est  la deuxième cause de mortalité par cancer.
Voilà pourquoi, il faut rechercher sa présence, même chez des personnes qui ne présentent pas de signe de maladie. Une détection rapide donne de meilleures chances de guérison.

A qui est il destiné ?

A  toute personne âgée de 50 à 74 ans,

Un  dépistage est recommandé tous les 2 ans :
Différentes  possibilités pour avoir recours à ce dépistage  et ce, de façon gratuite :
- Aller chez votre médecin généraliste qui vous donnera une enveloppe avec toutes les explications et le test (vous n’aurez que la consultation à payer)
- Soit vous recevez une  lettre d'invitation, accompagnée d'une brochure d'information, qui  vous est adressée personnellement,
- Soit 2 ans après le test précédent si celui-ci était négatif : un test vous sera automatiquement et gratuitement envoyé deux après le premier.
- Soit 5 ans après une coloscopie négative : un test vous sera automatiquement et gratuitement envoyé Les résultats seront envoyés au médecin traitant renseigné sur le document d’accompagnement du test.

Quel que soit l'âge, en cas de douleurs abdominales ou de symptômes particuliers (sang rouge ou noir dans les selles, diarrhée ou constipation inhabituelle, perte de poids inexpliquée), il est important de consulter le médecin généraliste.

Pour plus d’information : www.ccref.org
Il existe un petit dépliant  explicatif à télécharger sur ce site

"Aidants proches. Indispensables mais invisibles"

21 mai 2015
Allergies - la désensibilisation aux allergies

Apportant une aide régulière à un proche en situation de grande dépendance (handicap, maladie ou vieillesse par exemple), les aidants proches sont confrontés à de nombreuses difficultés. Que celles-ci soient financières (gratuité du soutien au proche, perte de revenus) mais également professionnelles (manque de flexibilité professionnelle, réduction des crédits-temps, et déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée) ou psychologiques (épuisement, isolement).

Les aidants proches représentent environ 10% de la population. Et tout le monde est susceptible de devenir un jour l’aidant d’un proche en situation de grande dépendance.

Pourtant, dans une société foncièrement portée sur des valeurs individualistes, l’activité des aidants proches est encore peu visible. Il est donc nécessaire de faire connaître (et reconnaître) leur fonction tant dans le grand public que parmi les professionnels et dans le monde politique.

Les points abordés :


• Qui sont et que font les aidants proches ?
• Comment devient-on aidant proche ?
• Un rôle pas toujours facile à tenir...
• Des solutions de soutien existantes mais insuffisantes
• Une réalité lourde de conséquences...
• Une reconnaissance, quelle reconnaissance ?
• Et notre société dans tout ça ?!

Téléchargez la brochure au format PDF - 476 Ko
ou visitez le site questionsante.be


 


Le point sur la maladie cœliaque

17 avril 2015
Allergies - la désensibilisation aux allergies

La maladie cœliaque est une maladie auto-immune déclenchée par l’exposition au gluten contenu notamment dans le blé, l’orge et le seigle. Elle se caractérise par une inflammation de la muqueuse intestinale, qui engendre une atrophie des villosités et mène à une malabsorption. Cette maladie est généralement sous-diagnostiquée en raison d’une symptomatologie vague ou peu marquée chez certaines personnes qui en souffrent. L’allaitement pendant l’introduction du gluten permettrait de diminuer le risque de développer une maladie cœliaque ), tout comme une durée d’allaitement prolongée ). Il existe d’autres facteurs de risque : présence d’antécédents familiaux de maladie cœliaque, diabète de type 1, certaines maladies génétiques (trisomie 21, syndrome de Turner).

La symptomatologie peut être intestinale (intolérance au lactose, malabsorption, déficits nutritionnels) ou extra-intestinale (anémie, dermatite herpétiforme, signes hépatobiliaires…). Le diagnostic se fonde sur l’association de tests sérologiques, de biopsies de l’intestin grêle et de la réponse à un régime sans gluten. Dans de rares cas, des tests génétiques peuvent être demandés.

Le traitement de la maladie cœliaque se résume à une éviction au long cours du gluten. Un régime sans gluten permet d’améliorer la qualité de vie chez les patients symptomatiques, mais il peut s’avérer difficile à suivre. Le principe est de ne pas dépasser 50 mg de gluten par jour, qui est le seuil en-dessous duquel apparaît une amélioration de la muqueuse intestinale.

Voici les conseils fondamentaux d’un régime sans gluten :

 

  •  éviter les céréales riches en gluten (seigle, le blé) et privilégier la consommation de maïs, de riz, d’avoine (non contaminée), de millet, de sarrasin, de quinoa, de sorgho, de teff…
  • privilégier les aliments sans gluten, comme par exemple les viandes, laitages, fruits et légumes, pois chiches, haricots rouges, lentilles, graines (citrouille, tournesol), tapioca…
  • faire attention aux sources cachées de gluten (contamination lors des préparations), lors des achats ou lors des sorties chez des amis ou au restaurant.
  • supplémenter éventuellement en vitamines ou en minéraux en cas de risque de déficience.

Le suivi par un diététicien peut également faire partie du plan de traitement.

En termes de pronostic, 95 % des personnes qui suivent un régime sans gluten montrent des améliorations cliniques dès les premiers jours ou les premières semaines. L’observance du régime est toutefois difficile, et les malades et leurs familles peuvent avoir besoin d’accompagnement pour maintenir une observance adéquate, les groupes de parole pouvant s’avérer utiles dans ce cadre. Environ 5 % des malades ne sont pas sensibles au régime sans gluten : dans ce cas, une consultation avec un gastro-entérologue s’impose.


Ce qu’il faut retenir :


La maladie cœliaque est une maladie auto-immune dont le traitement consiste en un régime sans gluten. Difficile à suivre sur le long terme car contraignant, il peut nécessiter un accompagnement spécifique pour favoriser l’observance. Des bénéfices sur la symptomatologie se retrouvent chez 95 % des personnes qui en souffrent.


Source : Nestle Nutripro (Pelkowski TD et al. Celiac Disease: Diagnosis and Management. Am Fam Physician. 2014 ; 89 (2) : 99-105)

 



 

Les femmes à grosses fesses auraient des enfants plus intelligents

26 janvier 2015
Allergies - la désensibilisation aux allergies

Une très sérieuse étude de l'Université de Pittsburgh (Etats-Unis) révèle que les graisses qui font les formes généreuses des femmes sont directement acheminées vers le cerveau du bébé lors de l'allaitement et participent à sa construction.

"La graisse des fesses est un dépôt prévu pour le développement cérébral de l'enfant", explique le Professeur Will Lassek, épidémiologiste et auteur principal de l'étude. "Il faut beaucoup de graisse pour constituer un système nerveux, et celles contenues dans les fesses et les hanches des femmes sont enrichies en DHA (acide docosahexaénoïque), un composant important du cerveau humain. C'est comme si les femmes avaient évolué de façon à accumuler ces graisses et à les conserver jusqu'à l'arrivée d'un bébé." Sur 5 millions d'années, le cerveau humain est en effet passé d'un volume de 400 ml à 1 200 ml, ce qui expliquerait le stockage de plus en plus important de graisses chez la femme.

La raison de la présence d'autant de graisses chez la femme (30% de leur poids total contre 10% chez l'homme) a longtemps été un mystère, mais cette explication pourrait bien éclaircir les choses. "C'est un taux de graisses similaire à celui observé chez les ours lorsqu'ils hibernent ou chez les baleines qui vivent dans les eaux glaciales arctiques", ajoute le chercheur, qui a publié ses conclusions dans un livre Why women need fat, littéralement "Pourquoi les femmes ont besoin de graisses". Il ajoute que cette masse graisseuse est en partie perdue durant l'allaitement (en moyenne 500 gr par mois), puisque l'enfant en tire profit.

Selon David Bainbridge, biologiste de la reproduction à l'Université de Cambridge, ces résultats expliqueraient aussi pourquoi les hommes se tournent souvent vers les femmes aux courbes généreuses : ils y verraient indirectement la possibilité d'une descendance viable et intelligente.

Source : egora.fr

La pilule du "surlendemain" bientôt libre de prescription

14 janvier 2015
Allergies - la désensibilisation aux allergies

EllaOne vient rejoindre les pilules du lendemain "classiques" - en vente libre depuis 2001 - dans les rangs des contraceptifs d'urgence sans prescription.

La différence majeure entre l'acétate d'ulipristal et la pilule du lendemain "classique" réside en sa durée d'efficacité. EllaOne est efficace durant cinq jours, soit la durée de vie des spermatozoïdes, contre trois pour la version classique. Leur mode de fonctionnement diffère également. Quand la pilule du lendemain vise à empêcher ou retarder l'ovulation, l'acétate ulipristal peut bloquer l'ovulation déjà en cours mais également bloquer l'endomètre.

En termes d'efficacité, l'EllaOne "a un risque moyen d'échec de 2%", la molécule reste active au même niveau durant les 120 heures.

Diversification alimentaire chez l’enfant : du neuf en 2014 !

09 October 2014
Allergies - la désensibilisation aux allergies

Les règles de la diversification alimentaire chez l’enfant ont changé en 2014. L’ESPGHAN (Société européenne de gastro-entérologie, hépatologie et nutrition) recommande notamment de profiter de « la fenêtre de tolérance » (entre 4 et 6 mois), idéale pour l’introduction d’aliments en vue de l’induction de tolérance chez l’enfant à risque allergique. Plutôt que retarder la diversification alimentaire, il est en effet important de mettre le nourrisson en contact avec l’allergène pour induire une tolérance et éviter l’apparition d’allergies alimentaires. De nombreuses études montrent notamment que l’introduction retardée des aliments n’a aucun effet sur la prévention des l’allergie et peut même être responsable d’eczéma, d’asthme, de rhinite allergique, de sensibilisations, voire d’allergies alimentaires.

Dans ses nouvelles recommandations, l’ESPGHAN préconise entre autres :

  • d’augmenter la part des lipides, qui doivent maintenant constituer 45 à 50 % de l’apport énergétique total, au même titre que les glucides. Ces apports importants en lipides et notamment en acides gras essentiels ont deux objectifs principaux : assurer un développement et un fonctionnement cérébral optimal et prévenir à long terme les pathologies cardiovasculaires. Il est ainsi conseillé de rajouter systématiquement de l’huile de colza, de noix ou de l’huile d’olive dans les légumes et de garder les huiles de tournesol et d’arachide pour la cuisson.
  • de diminuer la part des protéines à 4-6 % de l’apport énergétique total, ce qui réduit considérablement les quantités de viande, poisson et œuf à donner quotidiennement à l’enfant. Ces recommandations sont justifiées par la prévention de l’obésité infantile, qui a pu être attribuée à un régime hyperprotidique de la petite enfance.
  • de privilégier l’allaitement maternel. En l’absence d’allaitement maternel, il est souhaitable d’utiliser les préparations pour nourrissons avant 6 mois, les préparations de suite entre 6 et 12 mois, et le lait de croissance entre 12 et 36 mois. En effet, le lait de vache est carencé en fer, en vitamine C et apporte un excès de protéines et de sodium.
  • de limiter l’apport en sel (qui favorise l’apparition d’une hypertension artérielle future) et en sucres (prévention des caries).
  • d’introduire des légumes à partir de 4 mois sur le repas de midi (pomme de terre, carotte, courgette, blanc de poireau, haricots verts, potiron, artichaut, épinard).
  • d’introduire également des féculents (riz, pomme de terre), dans une proportion d’1/3 de féculents et 2/3 de légumes.
  • d’introduire des fruits cuits à partir de 4 mois (pomme, poire, banane, coing) sous forme de compote mixée à midi ou au goûter. Les fruits et légumes doivent être mixés entre 4 et 8 mois, puis écrasés entre 8 et 12 mois. Les morceaux peuvent être essayés à partir de 12 mois. Les fruits crus peuvent être introduits assez rapidement, à condition d’être bien mixés au départ.
  • d’introduire des viandes, du poisson et des œufs à partir de 5 mois. Les viandes blanches, le bœuf, l’œuf sont mélangés à la purée de légumes à midi. Toutes les viandes peuvent être introduites, à condition qu’elles soient bien mixées. Les œufs doivent être durs au départ et consommés entiers, avec du blanc et du jaune mélangés. Les aliments carnés apportent les quantités recommandées de fer et de zinc.
  • Pour l’introduction du gluten, l’idéal pour la prévention de la maladie cœliaque serait de poursuivre l’allaitement maternel et d’introduire le gluten à partir de 4 mois et avant 7 mois. Pour démarrer, il est recommandé de mettre une cuillère à soupe de céréales contenant du gluten dans au moins un biberon. En cas d’allaitement maternel, il est possible de mettre deux cuillères à soupe de semoule, de vermicelle, de floraline ou de chapelure dans la purée.
  • Chez l’enfant à risque allergique, les recommandations pour la diversification alimentaire sont les mêmes, tout comme chez le nourrisson présentant une allergie alimentaire, à la différence près d’éviter l’aliment auquel il est allergique jusqu’à l’âge habituel de guérison spontanée de son allergie alimentaire. Pour le blé, le taux de guérison est estimé à environ 30 % à l’âge de 4 ans, 65 % à 12 ans. Pour l’œuf, le taux de guérison est estimé à 50 % à l’âge de 3 ans. Enfin, pour le lait, ce taux de guérison est estimé à 80 % à l’âge de 3 ans. En cas d’allergie aux protéines du lait de vache, il est nécessaire de mettre en place un régime d’éviction non seulement des protéines du lait de vache mais également de tous les produits dérivés du lait (fromage, beurre, crème), et du lait de chèvre et de brebis, jusqu’à l’âge de 9 à 12 mois.

Ce qu’il faut retenir

La diversification alimentaire repose aujourd’hui sur la notion de « fenêtre de tolérance » (entre 4 et 6 mois), idéale pour l’introduction d’aliments en vue de l’induction de tolérance chez l’enfant à risque allergique. Il n’y a pas de différence dans la diversification du nourrisson à risque atopique et du nourrisson sans antécédents atopique.


Source : Nestlé NutriPro
A. Juchet et al. Diversification alimentaire chez l’enfant : quoi de neuf ? Revue Française d'Allergologie, 2014. Sous presse.

 

L'EFSA blanchit l'aspartame, "sans risque pour la santé aux niveaux actuels"

10 décembre 2013
Allergies - la désensibilisation aux allergies

L'Autorité européenne de sécurité des aliments a conclu mardi que la consommation d'aspartame, un additif controversé sucrant boissons et aliments, était sans risque au niveau aujourd'hui autorisé en Europe, un verdict très attendu par l'industrie agroalimentaire.

"L'aspartame et ses produits de dégradation sont sûrs pour la consommation humaine aux niveaux actuels d'exposition", a affirmé l'EFSA dans un communiqué, rendant compte des conclusions d'une "première évaluation complète des risques associés à cet édulcorant de synthèse".

L'Autorité reconnaît toutefois que la phenylalanine, un des composants de l'aspartame, constitue un risque pour les personnes souffrant de phénylcétonurie, une maladie héréditaire du métabolisme, peu courante et diagnostiquée dès la naissance en Europe. Ces dernières doivent s'abstenir d'en consommer, dans le cadre d'un régime alimentaire strict.

"Pour la population générale, la dose journalière acceptable (DJA) actuelle de 40 mg par kg de poids corporel par jour constitue une protection adéquate", relève l'Agence. "Il n'y a donc pas lieu de revoir ce DJA" juge-t-elle.

Domperidone : réévaluation de la balance bénéfices/ risques (AFMPS)

11 mars 2013
Allergies - la désensibilisation aux allergies

A l’initiative de l’agence belge des médicaments et des produits de santé (afmps), l’agence européenne des médicaments (EMA) a commencé la réévaluation de la balance bénéfice/ risque des médicaments contenant de la dompéridone. L’EMA va analyser toutes les données disponibles relatives aux effets indésirables cardiaques de la dompéridone afin de pouvoir formuler un avis sur les mesures éventuelles à prendre.

La réévaluation de ces médicaments a été initiée par l'agence fédérale belge des médicaments en raison de leurs effets indésirables cardiaques. Ces effets indésirables cardiaques, incluant un allongement de l'intervalle QT ainsi que des arythmies, ont été évalués précédemment par le groupe de travail Pharmacovigilance de l'EMA (PhVWP), lequel a recommandé, en 2011, une mise à jour du résumé des caractéristiques du produit (RCP) et de la notice des médicaments contenant de la dompéridone, de manière à souligner le risque de ces effets indésirables. Par ailleurs, au vu de ces risques, le PhVWP a recommandé d'utiliser la dompéridone avec précaution chez les patients atteints d'affections cardiaques, parmi lesquelles une insuffisance cardiaque, des antécédents de crise cardiaque, une angine de poitrine, ainsi que des troubles du rythme cardiaque.

Depuis lors, il y a eu, en Belgique, de nouvelles notifications d'effets indésirables cardiaques, et l'afmps estime que la dompéridone ne peut plus être utilisée chez certains patients, tels que ceux qui présentent un allongement de l'intervalle QT ou d'autres problèmes cardiaques sous-jacents.
En attendant les conclusions de la réévaluation actuellement en cours, il est recommandé aux patients qui ont des questions ou des préoccupations d'en parler avec leur médecin ou leur pharmacien.

Parallèlement à cette procédure européenne, une procédure est actuellement en cours en Belgique visant une éventuelle mise sur prescription des médicaments contenant de la dompéridone. Une décision à ce sujet sera prise fin avril 2013.

Informations sur le médicament

Les médicaments contenant de la dompéridone ont été autorisés dans plusieurs états membres de l'Union européenne via des procédures nationales depuis les années 1970 et sont largement délivrées avec ou sans prescription médicale.

Les médicaments contenant de la dompéridone sont disponibles sous forme de comprimés, suppositoires et suspension orale et sous différentes dénominations commerciales.
En Belgique, les médicaments autorisés et commercialisés contenant de la dompéridone sont les suivants : Domperidone EG, Domperidon Mylan, Domperidon Teva, Domperitop, Motilium, Oroperidys et Zilium.

Source: Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé